lundi, mai 29, 2006

Europe ? Oh, la vache ! Retour sur le 29 Mai ... Témoignage non publié d'une électrice












Je m'insurge !

Je m'insurge contre les interprétations du "NON" au référendum selon lesquelles le "NON" serait,

- un "NON" de peur sociale
- un "NON" en faveur d'un repli souverainiste
- un "NON" contre l'Europe
- un "NON" des "petits" en face du "OUI" des cadres, dirigeants, etc ...

Je suis française ET européenne ... / ... Lire la suite ...

Un édito de Cécile Lamotte
publié au Newropeans Magazine le 29/05/06


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vendredi, mai 19, 2006

France-Espagne-Slovénie : Pourquoi doit-on « ré-introduire » des ours dans les Pyrénées ?

Car il s’agit bien là d’une question trans-européenne puisque les ours sont slovènes, et les Pyrénées hispano-françaises ; et que sur le fond, cette question de « ré-introduction » d’espèces sauvages dans les zones rurales européennes touche plusieurs régions de l’Union européenne.
Pétitions espagnoles et françaises, pugilats bien intra-français, mise à sac de mairies, protestations, manifestations, articles et contre-articles, … l’ours slovène est en train de devenir aussi célèbre en 2006 que le plombier polonais l’était en 2005 !
Heureusement, aucun référendum n’est prévu pour qu’il devienne un facteur politique majeur. Pourtant, cette politique de « réintroduction » des ours dans les Pyrénées pose une question importante, qui touche au rapport même que les Européens d’aujourd’hui et de demain ont/auront avec la nature et leurs zones rurales. Pourquoi réintroduit-on l’ours dans les Pyrénées ?
C’est une question anodine en apparence mais je me suis rendu compte que si les médias couvraient beaucoup le sujet et exposaient largement les griefs des « anti-ours », à savoir essentiellement le coût économique pour les bergers et la dangerosité de l’animal y compris pour les humains, il n’y avait pas de présentation des arguments des « pro-ours ». En fait, les « anti-ours » étaient mis dans la position de gens voulant s’opposer à la loi, à une décision souveraine, dont la légitimité et la motivation devaient être une évidence pour tous. Ce n’est qu’après plusieurs semaines que soudain je me suis rendu compte qu’en fait je n’avais aucune idée de pourquoi il fallait à tout prix réintroduire des ours dans les Pyrénées.
Alors, j’ai essayé de trouver les réponses à cette question. Et, en fait je n’ai rien trouvé d’autre qu’un choix idéologique : c’est bien de réintroduire des animaux sauvages (même dangereux) dans la nature ; et c’est mal de s’y opposer.
On peut bien entendu être contre les arguments des « anti-ours » et estimer que les pertes économiques imputables aux ours seront marginales (notamment par rapport à l’attrait touristique accru de la région dû à leur présence). On peut considérer légitimement que le risque d’attaque d’êtres humains est très limité et qu’il peut être intégré au risque général de vie en zone rurale. Mais il n’en reste pas moins que ce sont des arguments défendables et surtout qui se placent du point de vue de l’individu et de l’habitant, de celui qui au jour le jour vivra les conséquences du choix politique concerné. En démocratie, ce point de vue là ne peut pas être supérieur à celui du plus grand nombre ; mais il ne peut pas être balayé du revers de la main non plus.
Et cela d’autant plus que « le plus grand nombre » n’a jamais été consulté en la matière. Les Français n’ont jamais élu de gouvernement « vert ». Après plus de 20 ans de présence, les mouvements politiques « verts » restent en effet marginaux aux élections en France (autour de 5%). Donc, d’où vient cette « norme » qui dit qu’il est « bon », « sain » de réintroduire des animaux qui sont potentiellement dangereux pour l’être humain, qui ne sont pas en danger de disparition (l’ours brun se porte très bien de part le monde) et qui affectent directement l’activité humaine de la région (élevage de brebis et moutons en particulier).
En la matière, je n’ai pas de religion. Je ne suis ni pour, ni contre la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. En revanche, je crois qu’on est face à un problème démocratique emblématique d’une faiblesse affectant toutes les démocraties dans l’Union européenne, et qu’illustre également le problème de ratification du projet de Constitution européenne. Qui définit la norme quand les populations directement concernées ne sont pas consultées ? D’ou vient la légitimité d’une position de principe, ou idéologique, quand aucun débat public n’a eu lieu ? Dans le cas qui nous intéresse, de quelle nature parle-t-on ? Est-il plus naturel de transporter un ours en camion d’une région d’Europe à une autre, en lui faisant effectuer un trajet qu’il n’aurait jamais fait « naturellement » ? Ou d’élever des moutons ou des brebis dans la montagne ? Qui décide de ce qui est « naturel » ou pas dans un domaine qui finalement est éminemment social et culturel et donc politique ? Qui est moderne et qui est archaïque, puisque ces étiquettes ont largement été utilisées dans ce débat en montrant généralement les « autochtones » comme archaïques et les autres (les citadins, les associations écolos) comme modernes : celui qui pense que la nature appartient d’abord à celui qui en vit et qui y vit, ou bien à celui qui s’y promène le temps des vacances ? Quel est celui le plus légitimement préoccupé par l’avenir : la mère dont la maison jouxte la forêt et qui a peur que son enfant soit agressé par un ours ou bien le cadre d’ONG dans son bureau de lobbying à Paris, Bruxelles ou ailleurs qui frémit à l’idée que l’ours brun ait disparu des Pyrénées ?
Ces questions sont complexes. Contrairement aux idées reçues et largement colportées par le discours dominant dans l’UE aujourd’hui, et en France en particulier, la modernité n’est pas forcément du côté de celui qui traite l’autre d’archaïque, le plus « conservateur » des deux n’est pas nécessairement celui qu’on croit ; et celui qui néglige l’humain réel pour favoriser le principe théorique a peu de chances d’être le plus démocrate des deux.
Ces questions du droits des minorités face aux majorités, du droit de ceux qui vivent les conséquences d’une décision par rapport à ceux qui n’en ressentent pas les effets négatifs, du pouvoir de ceux qui perçoivent la réalité comme un espace homogène et isotrope où leurs idées et leurs principes peuvent/doivent s’appliquer sans discernement par rapport à ceux qui vivent dans des réalités très diverses les unes des autres … sont au cœur de la réflexion et de la pratique démocratiques que Newropeans développe actuellement à l’échelle trans-européenne.
Car n’oublions jamais que désormais au sein de l’UE nous sommes tous des minorités face à nos 500 millions de concitoyens. Et que si nous sommes tous des plombiers polonais, nous courrons également tous le risque que quelqu’un veuille introduire demain un ours slovène dans notre jardin.
Franck Biancheri*Paris (France)

*Franck Biancheri est President de Newropeans

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samedi, mai 13, 2006

Cocktail débat - Europe 2020

Invitation

Jeudi 18 mai 2006 – 20h00
Villa des Ternes - Paris 17°

Cocktail-Débat

OTAN 2006 - Découplage UE/USA et dilution globale?


Europe 2020 a le plaisir de vous convier à un débat
autour de son analyse publiée le 15 avril dernier, intitulée
"CRISE SYSTEMIQUE GLOBALE /
OTAN 2006: L'année de la dilution globale et du découplage UE/USA"
et des conséquences de la crise systémique mondiale pour l'OTAN.

L'analyse sera présentée par Franck Biancheri (Europe 2020)
et donnera lieu à un débat avec l'ensemble des participants
(un repas sera servi pendant le débat)
Une soirée exclusive à ne pas manquer !
Participation aux frais par personne : 50 Euros
Tarif réduit pour abonnés-GEAB et membres-Newropeans: 30 Euros
(à remettre par chèque ou en espèce à l'entrée de la soirée)

RSVP
centre@europe2020.org

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jeudi, mai 04, 2006

Samedi 6 mai 2006 : débat "Quelle citoyenneté pour l'Europe"

Marianne Ranke-Cormier,
Directrice de publication de Newropeans Magazine,
Bruno Blossier,
Membre de Newropeans à Paris
Thierry Jay,
Secrétaire général d'Europe sans frontières
animeront une table-ronde sur le thème
"Quelle citoyenneté pour l'Europe"
Samedi 6 mai 2006 à 15h
Paroisse Saint-Germain de Charonne
124 rue de Bagnolet, 75020 Paris
Débat animé par Manoubia Debbiche, Conseillère d'Europe sans frontières
Plus de renseignements sur le site de l'Eusaf

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